lundi 10 juillet 2017

L'enfer, c'était eux!




Historienne de formation, j’aime beaucoup parcourir la province (et le monde, bien évidemment!) en quête de sites ayant accueilli des moments marquants de l’Histoire ou qui sont des chefs-lieux d’une période de notre passé pour mieux ressentir et comprendre ces pages d’Histoire. Confession : il arrive parfois que je m’y ennuie parce que les lieux visités racontent une histoire entendue des centaines de fois (bonjour la colonisation du Québec!).

Mais cette fois-ci, ce ne fut absolument pas le cas! Surtout qu’en plus d’approfondir mes connaissances, le site permet de profiter d’une agréable randonnée. Laissez-moi donc vous présenter cet endroit si spécial : Les Forges du Saint-Maurice où se mêlent Histoire du Québec et légendes faisant sortir le diable de l’enfer.




Le prétexte de ma visite était tout trouvé : pouvoir me servir pour une première fois cette année de ma carte découverte de Parcs Canada émise dans le cadre du 150e du Canada qui offre un accès illimité et gratuit à nos parcs nationaux et aux lieux historiques nationaux de partout au pays. Pour commander la vôtre, c’est par ici

Situé, comme son nom l’indique, aux abords du Saint-Maurice à l’entrée de Trois-Rivières (et à moins d’une heure de chez-moi, alors c’était parfait!), le site était tout désigné pour une petite escapade. On connaît surtout la Mauricie pour son Histoire liée de près à l’industrie des pâtes et papiers mais beaucoup moins pour cette facette qui, pourtant, contribua grandement à l’essor économique du Québec et c’est ce qui m’a fascinée.





Le site fut fondé expressément pour accueillir la première entreprise sidérurgique du pays. L’emplacement fut choisi parce qu’il pouvait fournir tout ce qu’il fallait pour faire fonctionner les forges : le fer, le bois (pour son charbon) et la pierre calcaire. Au cours de ses 153 ans d’existence, l’endroit devint un village complètement autosuffisant qui compta jusqu’à 425 habitants : hommes, femmes et enfants. Et on imagine facilement le dur labeur des habitants dans ces forges qui représentaient un enfer de bruit et de chaleur, rien de moins.

La balade débute par la visite de la grande maison, un superbe édifice datant de 1738 qui était le domicile du maître des forges mais qui servait aussi d’entrepôt, de magasin général et de chapelle. Commencez votre visite en assistant au petit spectacle multimédia qu’on y présente. Vous apprendrez beaucoup dès le départ et vos nouvelles connaissances seront pratiques pour la suite. Dans les caves de la maison, on a même reconstitué un ancien entrepôt et on y présente les principales réalisations des forges. D'abord conçues pour desservir les besoins militaires du pays et sa construction navale en pleine effervescence, les forges fournirent aussi plusieurs produits utiles à la vie des colons dont, notamment, les fameux poêles à bois.








Puis, la randonnée extérieure commence à travers les vestiges archéologiques des anciens bâtiments du village ce qui nous donne un bon aperçu de leur taille, de leur proximité avec le lieu de travail des hommes, des gestes quotidiens des habitants. On voit bien que la communauté était « tissée serrée ».





J’arrive ensuite au haut fourneau, le cœur de l’entreprise, où était produite la fonte et qui fonctionnait nuits et jours. Comme vous le remarquerez, certaines pièces ont été reconstituées dont la cheminée et la roue à turbine qui fournissait, par l’action de l’eau du ruisseau, l’énergie nécessaire au bon fonctionnement de l’usine. Quand on entre à l’intérieur de la bâtisse, on imagine aisément le sentiment d’étouffement qu’on devait ressentir. La chaleur et le bruit devaient quasiment être insupportables à certains moments dans ces espaces restreints. N’hésitez pas à demander aux gentils préposés d’activer la maquette si elle n’est pas en fonction. Vous verrez alors toute l’action et le mouvement des mécanismes qui faisaient rouler l’endroit. Vous pouvez aussi monter tout en haut du fourneau extérieur pour avoir une vue sur tout le domaine.



On y retrouve également la machinerie qui était nécessaire au roulement de la fonderie




À ma sortie, je continue la randonnée en suivant le cours du ruisseau qui nous amène d’abord à la forge haute, un ensemble de neuf vestiges témoignant de l’évolution de l’atelier. Oui, il existe aussi une forge basse que je croiserai plus tard, les deux forges ayant produit chacune des items spécifiques comme l’expliquent les panneaux d’interprétation disséminés un peu partout sur le site (utiles et intéressants!). Un peu plus loin dans le sentier, j’atteins les restes du moulin érigé en 1846 qui servit de moulin à scie et à farine, selon l’époque et les besoins du village.






Je rejoins finalement la forge basse, près de la rivière, dont la cheminée a su résister au temps. Je ne veux pas vous enlever le plaisir de la découvrir par vous-mêmes mais, au détour du sentier, je suis restée impressionnée d’apercevoir la structure quasi-indemne. Et la vue sur la rivière en contrebas nous réconcilie avec le travail passé des forgerons.





Enfin, tout au bout du sentier, on accède à la belle rivière Saint-Maurice et à la fontaine du diable où brûle une source de gaz naturel à l’origine des fameuses légendes qui entourent le mystère du site. Pendant votre parcours, vous aurez eu la chance de les connaître et d’y croire… ou non! Ici, on prend un temps d’arrêt pour admirer les flots du Saint-Maurice sur sa charmante petite plage. Je ne suis pas retournée tout de suite vers la grande maison de l’entrée mais j’ai préféré continuer mon chemin sur le sentier qui longe la rivière. Une très agréable promenade avant de quitter l’enfer des temps jadis!





Informations pratiques : Comptez environ 2 heures pour la visite complète du site (bâtiments et randonnée). Des aires de pique-nique (couverts ou en nature) sont disponibles pour y passer une chouette journée!

mardi 27 juin 2017

Randonnée des Dalles



La météo était parfaite en ce lundi et congé de fête nationale oblige, j’ai voulu découvrir un nouveau sentier de randonnée.



Je connaissais déjà le Parc Régional des Chutes Monte-à-Peine-et-des-Dalles dans Lanaudière mais seulement le secteur de Saint-Jean-de-Matha. En effet, le parc s’étend sur trois municipalités (Saint-Jean-de-Matha, Sainte-Mélanie et Sainte-Béatrix). Je me suis donc rendue au secteur Sainte-Béatrix. J’écrirai bientôt un article plus complet sur l’ensemble du parc pour le blogue de Tourisme Lanaudière mais parce que j’ai eu un véritable coup de cœur pour l’endroit, j’étais impatiente de vous partager, en photos, les moments forts de cette journée!





La randonnée débute par une première boucle longeant la rivière L’Assomption jusqu’au pont Bruno Paradis tout en haut des chutes. Passerelles de bois et belvédères offrent de superbes points de vue.






Ensuite, je me dirige vers le sentier Desjardins qui suit le cours de la rivière à travers les bois. Des œuvres d’art sont disséminés tout au long du parcours.






Après avoir vu le fort débit de l’eau de la rivière et la forêt, je me retrouve à traverser un pré magnifique, tout en fleurs et en chants d’oiseaux où certains arrêts sont de mise pour apprécier le calme retrouvé de la rivière.







Enfin, j’atteins l’étang aux castors. S’il faisait un peu moins chaud, j’aurais sans doute pu observer la faune aquatique qui doit y grouiller mais aujourd’hui, tous se cachent entre les roseaux et on n’entend que le coassement des grenouilles!




Vu mes nombreux arrêts photos qui ont pris plus de temps que prévu, je me dois, à contrecoeur, de retourner à mon point de départ mais j’aurais pu continuer encore longtemps. Le réseau complet de sentiers fait près de 17 kilomètres! Je reviendrai assurément parce que j’ai adoré l’endroit et la promenade à travers tous ces paysages et écosystèmes si différents mais j'arriverai plus tôt pour mieux prolonger mon plaisir!

lundi 22 mai 2017

Trésors cachés de la Mauricie



Vous savez sûrement déjà que j’habite la région de Lanaudière, au Québec mais à la limite Est de la Mauricie. Il m’arrive donc fréquemment d’aller y faire un tour. Cette partie de la région, traversée par la rivière Maskinongé, comprend deux sites touristiques vraiment intéressants et parfaits pour les familles voulant sortir des sentiers battus mais pourtant méconnus des touristes. Peut-être parce qu’ils sont situés un peu à l’écart des pôles touristiques traditionnels de la Mauricie et au sein de deux petits villages retirés. Je vous les présente ici en espérant que vous serez tentés de les visiter!




Lorsque j’étais enfant, mes grands-parents nous y amenaient chaque été en pique-nique. Ce parc fait donc partie de mes souvenirs d’enfance mais il a bien changé depuis! Complètement réaménagé ces dernières années, il s’est donné pour mission de promouvoir la conservation et l’interprétation de la faune et de la flore mauricienne. 




Hautes de 70 mètres, les chutes en sont le principal point d’intérêt et vous pouvez les admirer à tous leurs niveaux. Lorsque j’y suis passée dernièrement, le débit d’eau du printemps était très fort et le spectacle était carrément impressionnant! En sillonnant les sentiers pédestres de l’endroit, vous pouvez suivre le cours de la rivière ou découvrir la forêt environnante, ses milieux humides et la variété d’espèces animales ou végétales qu’on y retrouve.




Une tour d’observation permet d’admirer la superbe vue sur l’imposante chute principale. Le pont suspendu (qui plaira aux enfants!) rallie les deux rives de la rivière. À la fin du parcours, d’agréables petites plages sont propices à un moment de détente bien mérité! Un peu partout le long de cette balade, vous trouverez des aires de pique-nique. Et vos amis canins tenus en laisse sont toujours les bienvenus.




Je ne pouvais pas passer à côté: je vous présente mon vieux Buddy pour la première fois sur ce blogue!

À l’entrée du parc, se trouve une aire de jeux pour les enfants. Cinq chalets locatifs sont aussi mis à votre disposition si vous désirez prolonger votre séjour puisqu’en plus, certains dimanches d’été, des artistes de la région y donnent des performances musicales. Tout pour conjuguer splendeurs de la nature et agréable moment en bonne compagnie!





Saviez-vous qu’il existe un zoo en Mauricie? Un vrai de vrai zoo en plus! Dans la municipalité voisine de Saint-Édouard, en poursuivant simplement vers l’Ouest sur la route 348, vous le découvrirez facilement en apercevant les daims broutant aux abords de la route. Moins achalandé que les zoos plus connus du Québec (Granby ou St-Félicien, entre autres), il n’en est pas moins intéressant, au contraire! En effet, il comprend près de 100 espèces différentes. 





Inauguré en 1989, le zoo a pris beaucoup d’expansion depuis ses débuts sur son grand terrain semi-boisé. Vous pourrez nourrir plusieurs animaux et les enfants voudront sans aucun doute caresser les petites espèces domestiques que l’on retrouve à la mini-ferme de l’Oncle Pierre. C’est vraiment mignon de voir leurs grands yeux ébahis à l’approche d’une petite chèvre ou d’un impressionnant bison! Quatre kilomètres de sentiers pédestres et de nombreuses volières vous attendent pour admirer de près toutes ces créatures.






Des aires de jeux et de pique-nique y sont aussi présentes. Les jeux d’eau et les manèges attireront sans contredit les tout-petits. La promenade en mini-train saura enchanter toute la famille. Chaque année, de nouvelles espèces sont ajoutées au parcours. Adjacent au parc, se trouve un camping familial pour vous accueillir. Le site est vraiment aménagé de façon à ce que votre visite soit des plus agréables.





Si, au cours de l’été, vous êtes de passage dans la région de la Mauricie, n’hésitez donc pas à bifurquer du côté de ces villages situés juste au Nord de Louiseville. Ces deux sites gagnent à être mieux connus. Et vous me donnerez des nouvelles du plaisir qu’auront eu les vôtres à les découvrir!